Pompéi peine à renaître une seconde fois

Le 24 août 79 après une éruption du Vésuve, un nuage de cendre vint recouvrir la cité de Pompéi, exhumée quinze siècles plus tard pour devenir avec ses 44 hectares (22 hectares n’ont pas encore été fouillés), l’un des sites archéologiques les plus célèbres du monde. Depuis quelques années, c’est une nouvelle disparition que risque la ville. Enfin sensible aux cris d’alerte venus de toutes parts,  Bruxelles a déclenché avec Rome  le Grand Projet Pompéi en Mars 2012.

Pompéi menaçait de déliquescence après des années de gabegie et de corruption sur fond d’affaires mafieuses. La cité  archéologique a été alors dotée de fonds européens qui prennent fin en 2015 alors que les traitements de conservation-restauration sont très en retard. 105 millions d’euros ont été engagés pour des soins intensifs, 41,8 millions provenant de l’Europe, le reste étant financé par l’Italie. Mais ce financement a été ­soumis à une condition : les fonds alloués doivent être dépensés avant la fin de 2015 sous peine d’être perdus. Or Sur les 47 chantiers prévus, 12 ont été entamés et seuls trois sont terminés. En outre, une polémique a vu le jour: la surintendance affirme que 98 millions d’euros ont déjà été engagés, alors que la presse italienne clame que seuls 7 millions ont été réellement dépensés. De nombreux contentieux retardent les travaux et ont nécessité le renforcement de l’équipe juridique.

Il aura fallu cinq mois de fermeture du triclinium (antichambre) de la villa des Mystères, la plus célèbre des demeures de Pompéi, pour que l’éternelle promise de la grande fresque ( env. 50 av. J.-C. , H=3 ; L=17 m ) offre l’aspect actuel de son fond rouge pompéien de cinabre. C’est le 20 mars dernier que le ministre de la culture italien, Dario ­Franceschini, est venu inaugurer la réouverture de la villa à l’issue d’un chantier de deux ans.

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Credits: Before Soprintendenza Speciale per Pompei, Ercolano e Stabia After Soprintendenza Speciale per Pompei, Ercolano e Stabia

 

 


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Marc MAIRE (5 mai 2015). Pompéi peine à renaître une seconde fois. Semin'R. Consulté le 18 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/tz6e


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